Définition du groupe cible

Puisque c’est la première année que le sondage est effectué, l’accent est mis spécifiquement sur les établissements d’enseignement postsecondaire subventionnés et accrédités, qui constituent la très grande majorité des collèges et des universités au Canada.

Sources

L’absence d’une base de données fiables et accessible publiquement des établissements d’enseignement postsecondaire au Canada a représenté un premier défi. Pour pallier ce problème, nous avons dû explorer les sites Web des gouvernements provinciaux, ainsi que les listes des membres de différentes organisations : Universités Canada, Collèges et instituts Canada (CICAN) et Maclean’s EduHub. Statistique Canada nous a fourni des données globales sur les inscriptions par province et par statut (temps plein ou partiel), mais pas par établissement.

Établissements d’enseignement sélectionnés

Après avoir éliminé les doublons, regroupé les établissements d’une même constituante et écarté les établissements non subventionnés par leur gouvernement provincial, nous en sommes arrivés à 203 établissements d’enseignement. Le lien suivant mène vers la liste complète [LIEN VERS LA LISTE DES ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT POSTSECONDAIRE PUBLICS REPRÉSENTANT LA POPULATION CIBLE].

La tâche ne fut pas facile et a demandé certaines prises de décisions de notre part. Par exemple, avec le temps, certains collèges ont fusionné ou ont été rattachés à une université mère. Certaines universités anglophones ont une composante francophone, par exemple un collège, alors que d’autres universités sont bilingues. Certains établissements se sont détachés d’une université mère pour devenir semi-autonomes, même si les diplômes portent encore le sceau de l’université mère. Est-ce que chacun de ces établissements devait remplir son propre questionnaire? La question s’est avérée difficile à juger, notamment pour les universités québécoises.

En fin de compte, la décision fut de n’envoyer qu’un seul questionnaire à l’université mère en donnant la consigne de le remplir au mieux en considérant les composantes affiliées. Évidemment, pour chacun des établissements, il a fallu identifier le bon interlocuteur (habituellement le recteur ou le vice-recteur à l’enseignement).

Variables clés

Même si les sites Web publics des gouvernements provinciaux ne fournissent pas toujours l’information requise, ceux-ci ont constitué notre source principale d’information pour catégoriser les établissements d’enseignement selon leur langue d’enseignement (anglophone ou francophone) et pour déterminer le nombre d’étudiants qui les fréquentent. Dans la plupart des cas, c’est dans un rapport annuel de l’établissement ou dans un rapport d’audit gouvernemental que nous avons pu trouver les chiffres « officiels » relativement aux inscriptions d’étudiants.

Résultats

Ces efforts ont donné les résultats suivants :

  • 72 universités (35%),
  • 81 collèges hors-Québec (40%), et
  • 50 cégeps et collèges au Québec (25%)

Des 203 établissements d’enseignement, 70 (34%) d’entre eux étaient soit francophones, soit bilingues avec un programme francophone distinct.

Liste des établissements d’enseignement dans la population cible : Note : Certains d’entre eux n’ont pas participé au sondage – Voir le taux de réponse [lien].

 

Complications

Déjà à ce stade de notre étude, une chose est devenue claire, à savoir qu’il n’existe aucun standard entre les provinces, ni non plus entre les provinces et Statistique Canada, sur la façon dont les données sur les étudiants sont colligées et publiées. Plusieurs mesures différentes sont utilisées : nombre d’étudiants (à temps plein OU à temps plein et à temps partiel), nombres d’équivalents temps plein (ETP), nombre d’inscriptions aux programmes, sans compter toutes les variations possibles entre ces différentes catégories. Notons aussi que d’autres données ne discriminent pas entre les étudiants inscrits à des activités créditées, non créditées ou de formation continue.

Ces variations observées dans les statistiques rendent les comparaisons entre provinces très difficiles. En définitive, en guise de base de données principale des établissements d’enseignement, ce qui constitue notre population cible, nous nous en sommes remis aux données des gouvernements provinciaux relatives au nombre d’inscriptions aux cours et programmes crédités, ceci pour chaque établissement. Cette mesure nous est apparue comme étant la plus commune entre les provinces.

Néanmoins, certaines différences persistent entre les données provinciales recueillies pendant la dernière année, notamment en ce qui a trait au statut (temps plein ou partiel) ou aux inscriptions hors-province; dans certains cas, il nous a été impossible de déterminer si les données n’incluaient pas également les inscriptions aux cours non crédités.

35%
Universités
40%
Collèges
25%
Cégeps

Élaborer un point de comparaison

Pour valider le caractère représentatif des répondants de notre sondage, nous nous sommes mis à la recherche de sources de données indépendantes auxquelles comparer nos propres données.

Les données d’inscriptions aux études postsecondaires les plus récentes provenant de Statistique Canada sont celles de l’année académique 2014-2015. Ces données consistent en des nombres d’inscriptions aux programmes et non en des nombres absolus d’étudiants. Si un étudiant est inscrit à plus d’un programme au moment de la prise de données, autant d’inscriptions programmes seront comptabilisées. Malgré cette lacune, ces données de Statistique Canada sont celles qui nous sont apparues les plus pertinentes comme point de comparaison.

En comparant notre population de base avec celle de StatCan, nous avons trouvé les différences suivantes dans les inscriptions.

Tableau 1 : Comparaison entre le nombre d’inscriptions d’étudiants dans les établissements d’enseignement sondés selon StatCan vs selon les données du sondage

Universités Collèges Cégeps Total
StatCan 1,306,110 526,989 221,844 2,054,943
Sondage 1,239,801 512,785 162,762 1,915,348
Différence 66,309 14,204 59,082 139,595
% 5% 3% 27% 7%

Sans en connaître davantage sur la façon dont Statistique Canada a compilé ses données, il ne nous est pas possible d’expliquer les différences observées entre les deux jeux de données. Les différences sont toutefois peu importantes, sauf en ce qui concerne les cégeps.

Nous sommes confiants d’avoir pris en compte tous les cégeps. Toutefois, il est probable que les chiffres ne reflètent pas tous les étudiants inscrits, mais seulement ceux inscrits dans les établissements subventionnés par le gouvernement québécois, qui ont servi de base pour dériver les données des inscriptions totales. Néanmoins, si on compare notre population cible avec les données de Statistique Canada, celle-ci semble représenter une très large proportion (93%) des étudiants qui suivent des cours crédités dans les établissements d’enseignement postsecondaire canadiens.